2018 - veines

respirer l’eau : la mémoire de la boue, 09.VIII.2018, feuille d’arum, huile d’olive, poudre de graphite, pigment de bleu outremer foncé et pigment de terre verte sur papier, 75 x 110 cm (détail)

respirer l’eau : la mémoire de la boue, 09.VIII.2018, feuille d’arum, huile d’olive, poudre de graphite, pigment de bleu outremer foncé et pigment de terre verte sur papier, 75 x 110 cm (détail)

veines, 2018, feuille de rhubarbe, huile d’olive, poudre de graphite et trois variétés de pigment d’ocre sur papier, 42 x 29,7 cm (détail)

respirer l’eau : la mémoire de la boue, 09.VIII.2018, feuille d’arum, huile d’olive, poudre de graphite, pigment de bleu outremer foncé et pigment de terre verte sur papier, 75 x 110 cm (détail)

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Des feuilles ?

 

Des papillons ?

 

Des nerfs, des veines ?

 

Des seins, des sexes ?

 

Des poumons ?

 

Des coupes cérébrales ?

 

Tout cela à la fois ? Tout cela en même temps ?

 

Des dessins indéterminés, des formes déprécisées.

 

Entre tout ce qui est, entre tout ce qui vit, des porosités, des continuités, des transitions.

Au sujet de ces dessins, une amie philosophe, Mai Lequan, écrit ceci, dans une lettre du lundi 7 janvier 2019 : « Cette série, autant aquatique qu’aérienne, me rappelle la définition schellingienne de l’eau dans la Darstellung de 1802 comme milieu de neutralisation de toutes les tensions et oppositions, liquide hermaphrodique, fluide qui élève les polarités chimiques de l’oxygène et de l’hydrogène à l’indifférenciation pacifiée ».